Tanneries, corderies et cannes du Mantois
TANNERIES – CORDERIES - CANNES
Les tanneries travaillaient à partir de peaux de bêtes qui avaient macéré dans des fosses à tan (poudre d’écorces de chêne utilisée dans le tannage des peaux en raison de sa forte teneur en tanin). Il y a eu jusqu’à 75 fosses. Les rejets étaient déversés directement dans la Seine. Elles étaient situées sur le bras forcé de la Vaucouleurs appelé le Mauru. Le 7 mars 1918 M. Mayer demande l’autorisation de construire le chemin des Larrons à Mantes-la-Ville (aujourd’hui Mantes-La-Jolie). Il s’associe à Legallet et Roger et ferme en 1930. Toutes les tanneries ont fermé avant la première guerre mondiale. Les ateliers sont repris par les caisseries Broglie puis par la Cellophane.
Cette carte représente les deux moulins des tanneries en 1875. Ils appartiennent à M. Lereffait pour le premier et à M. Briquenolle pour le deuxième. (AD 78 7S 285).
Plan du moulin des Tanneries en 1839. (AD78 7s 285)
Les corderies, fabriquaient les traits de voitures et charrettes ainsi que les mèches de fouets et quelques cordes à partir de chanvre. La plus importante qui produisait des cordes se situait sur Gassicourt.
En 1874 M. DUBOIS a fondé une fabrique de cannes, manches d’ombrelles et de parapluies. Cette usine a employé jusqu’à 30 ouvriers. 200 ha de bois étaient consacrés à ces productions. Environ 800 000 pièces auraient été produites.
Michel POTREL
Président de l'association Culture et Patrimoine Mantais
Date de dernière mise à jour : 23/03/2026
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